les Iles
Une petite semaine, voyage compris! Assouvir en si peu de temps cette soif de découverte! ILES D'ARAN,CONNEMARA...

Vertige d'impressions imaginées ou entrevues dans des livres d'images. Douceur de paysages, rêves surgis des mythes ou des limbes de brouillard, émotion d'un vert vif mêlé aux gris profonds minéral ou céleste, pommelé des nuages et des moutons... Brumes venues de la mer, lavis des bleux, ciel et océan confondus... Gouffres insondables de l'imaginaire. Autant d'impressions, de désirs, d'étonnements à venir: nous prévoyons, jour après jour des étapes épurées, ciblant nos choix de visites, heures de départ et d'arrivée, routes kilométrées par des itinéraires élaborés avec Viamichelin.fr. Nous résiderons chez l'habitant, en B&B afin d'approcher l'Irlandais, sa gentillesse légendaire et sa simplicité. BIENVENUE A INISHMORE. Le ferry nous dépose sur la plus grande des Iles d'Aran où nous passerons deux nuits au "Man of Aran Cottage" chaumière construite en 1932 pour le tournage du documentaire "Man of Aran" de Robert Flaherty. Entourés de fleurs, de légumes serrés dans de petits enclos choisis, surplombant l'océan, nous goûtons à la cuisine parfumée aux herbes du potager de Maura Wolfe, petite femme dynamique, épaulée par Joe, immense époux débonnaire et jardinier.
Vertige d'impressions imaginées ou entrevues dans des livres d'images. Douceur de paysages, rêves surgis des mythes ou des limbes de brouillard, émotion d'un vert vif mêlé aux gris profonds minéral ou céleste, pommelé des nuages et des moutons... Brumes venues de la mer, lavis des bleux, ciel et océan confondus... Gouffres insondables de l'imaginaire. Autant d'impressions, de désirs, d'étonnements à venir: nous prévoyons, jour après jour des étapes épurées, ciblant nos choix de visites, heures de départ et d'arrivée, routes kilométrées par des itinéraires élaborés avec Viamichelin.fr. Nous résiderons chez l'habitant, en B&B afin d'approcher l'Irlandais, sa gentillesse légendaire et sa simplicité. BIENVENUE A INISHMORE. Le ferry nous dépose sur la plus grande des Iles d'Aran où nous passerons deux nuits au "Man of Aran Cottage" chaumière construite en 1932 pour le tournage du documentaire "Man of Aran" de Robert Flaherty. Entourés de fleurs, de légumes serrés dans de petits enclos choisis, surplombant l'océan, nous goûtons à la cuisine parfumée aux herbes du potager de Maura Wolfe, petite femme dynamique, épaulée par Joe, immense époux débonnaire et jardinier.
En vélo, nous découvrons l'unique route, bordée de petits champs très verts, entourés de murs de pierres grises, extraites avec patience et persévérance du sol composé de plaques calcaires, en des sillons creusés laborieusement par des paysans, pour ensuite enrichir une pauvre terre arable avec du sable et du goémon. Entrelacs de murets qui se croisent, s'entrecroisent, se mêlent en un étroit maillage comme les dessins des pulls des marins d'Aran dont chaque point spécifique appartenait à une famille permettant ainsi de reconnaître le pêcheur noyé... Terre rude, désolée, entre ciel et champs, géométrie surprenante, créer par les hommes ou la nature...
Nicolas Bouvier, dans son "journal d'Aran et d'autres lieux", m'avait donné l'envie de découvrir, entre Dun Aonghasa et le hameau de Gort na gCapall, le trou de Poll na bPéist. Entre les sonorités mystérieuses du gaélique et les ardeurs de la nature, un bassin à la symétrie parfaite: (je cite) "...La mer qui s'engouffre sous cette terrasse l'a fait éclater en donnant à cette cavité exutoire un tracé si parfait - angles et arêtes nets comme tirés au cordeau et au fil à plomb - qu'il est impossible de ne pas penser épures, scies de carriers, travail humain, avec cette réserve que ce chaudron de sorcières ne sert absolument à rien... On a prétendu que ce bassin était l'orée d'un tunnel qui, à l'âge d'or des Atlantides, reliait l'île à la côte du Connemara, mais les plongeurs qui l'ont explorée par temps calme n'ont rien trouvé qui puisse étayer ces calembredaines. Comme ni les historiens ni les géologues n'offrent d'explication valable à cette énigme, il est plus raisonnable de penser que quand la nature - qui n'a pas d'avis à prendre de nous - veut s'offrir un rectangle parfait, elle se l'offre sans lésiner..."
La découverte de ce texte, la lecture attentive de la "Maps of the Aran" de Tim Robinson, ou de la carte "Discovery series" 51 d'ordnance Survey, les explications en gaélique d'un viel homme du hameau ne pouvaient que me laisser entrevoir l'étonnant spectacle de ce Worm Hole envahi par les vagues incessantes, blanchi par l'écume et les embruns, drapé dans un voile insaisissable et mouvant... Sur cette falaise côté ouest, battue par le vent, entre la mer, l'infini silence de ces lieux, toute la magie d'un soir de septembre...
Géométrie encore avec la construction, humaine cette fois, d'innombrables abreuvoirs, essaimés dans de petits champs clos par des murets croulant sous les mûres, conçus habilement avec des plans inclinés attenant au bassin, afin de récupérer les pluies, augmentant la surface de collecte.
Déjà, le bus des îliens nous conduit au port de Kilronan, après de multiples arrêts pour récupérer autochtones et colis, l'espace envahi d'un entraînant air irlandais. Nous quittons l'île avec le souhait d'y revenir bientôt, pour au moins une semaine, et de découvrir, alors, Inishmaan, l'île de prédilection de l'écrivain John M. Synge. A présent, nous nous dirigeons vers le Connemara...
Merci de
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